Voyage d'études d'une délégation de l'Autorité du Bassin de la Volta à l'OMVS

  • Voyage d'études de l'Autorité du bassin de la Volta à L'OMVS, octobre 2017

Une délégation de l’autorité du bassin de la volta (ABV), conduite par M. Dibi Millogo, Directeur Exécutif Adjoint, a entamé ce jour une visite d’études et d’échanges auprès du Haut-commissariat de l’OMVS. Reçus par le Haut commissaire Hamed Séméga, à qui ils sont venus transmettre les salutations du Secrétaire exécutif, les membres de la délégation ont décliné leur objectif : s’inspirer de l’expérience de l’Omvs dans la gestion d’un bassin partagé, en particulier de la construction du socle juridique qui permet à l’Organisation de gérer le fleuve Sénégal dans la concorde depuis 45 ans. C’est pourquoi ils s’intéressent en particulier à la Charte des eaux du fleuve Sénégal.

En prononçant quelques mots de bienvenue, M. Séméga a précisé que les atouts qui valent à l’Omvs une estime internationale découlent avant tout de la vision des pères fondateurs, qui ont su se montrer précurseurs et responsables. Aujourd’hui l’intégration régionale par la coopération autour de l’eau pourrait être aussi efficace que celle autour du fer et du charbon qui a fondé l’industrie métallurgique en Europe et lui a permis de dominer le monde. C’est pourquoi le réseau Africain des Organismes de bassin (RAOB), dont l’OMVS assure le secrétariat technique permanent, pourrait être un levier puissant d’intégration économique pour l’Afrique, et mérite à ce titre d’être soutenu.

Cependant les succès de l’Omvs ne doivent pas cacher les écueils et les contraintes, et le Haut Commissaire a engagé ses hôtes à faire bloc pour éviter en particulier la pollution qui pourrait émaner, en interne, de nationalismes mal placés.

Créée en 2002, La Charte des Eaux a pour objet de : « fixer les principes et les modalités de la répartition des eaux du Fleuve Sénégal entre les différents secteurs d’utilisation; définir les modalités d’examen et d’approbation des nouveaux projets utilisateurs d’eau ou affectant la qualité de l’eau ; déterminer les règles relatives à la préservation et à la protection de l’environnement, particulièrement en ce qui concerne la faune, la flore, les écosystèmes des plaines inondables et des zones humides ; définir le cadre et les modalités de participation des utilisateurs de l’eau dans la prise des décisions ».