WWF 8: Echos du Panel de haut niveau Eaux Transfrontalières OMVS/OMVG

  • Panel OMVS/OMVG sur la gestion des eaux transfrontalières
  • l'OMVS au 8eme forum mondial de l'eau
  • l'OMVS au 8eme forum mondial de l'eau
  • Panel OMVS/OMVG sur la gestion des eaux transfrontalières
  • Panel OMVS/OMVG sur la gestion des eaux transfrontalières

Etape clé de la participation de l’OMVS au 8eme Forum mondial de l’eau, l’organisation ce 20 mars d’une session « Eaux Transfrontalières » en partenariat avec l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie, OMVG. Ce panel de haut niveau a vu la participation de nombreuses personnalités, parmi lesquelles M. Mansour Faye, ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Barros Bacar BANJAI, Ministre des Ressources Naturelles de Guinée Bissau, Président en exercice du Conseil des Ministres de l’OMVG, et M. Bai Mass TALL, ancien Ministre de l’Environnement de la République de Gambie, qui ont présidé les 3 sessions successives.

Celles-ci étaient consacrées à 3 aspects fondamentaux de la coopération dans le domaine des eaux transfrontières. La première, qui se penchait sur les fondements juridiques et cadres institutionnels adaptés pour la gestion des eaux partagées, a mis l’accent sur l’importance de la création des organismes de bassin et des systèmes qui leur permettent de fonctionner (autonomie financière, outils techniques).

La seconde session, introduite par une présentation des grands projets d’infrastructures de l’OMVS, a mis en lumière les avantages de la réalisation, la gestion et l’Exploitation commune d’Infrastructures : mobilisation des financements plus facile, prise en compte des besoins amont et aval. La clé du succès, selon les panelistes : connaissance de la ressource, planification rigoureuse qui prend en compte tous les niveaux d’intervention, transparence et équité dans la gestion, mais avant tout vision et volonté politique, comme l’a souligné le Haut Commissaire de l’OMVG, en donnant en exemple le cas spécifique du barrage hydroélectrique de kaleta. En effet, dira t’il, cet ouvrage est situé sur un cours d’eau national 100% guinéen, mais au nom de la solidarité, 30% du productible est partagé avec les autres Etats membres de l’OMVG.

Une troisième session sur le financement des infrastructures hydrauliques et hydroélectriques a posé la question cruciale de la mobilisation des financements qui freine les efforts des organismes de bassin les plus performants. Il y a un décalage inacceptable entre les besoins et le rythme des aménagements, du fait de la dépendance aux financements extérieurs, et parce que les bailleurs traditionnels manquent de flexibilité et n’ont pas su/voulu créer des procédures permettant de traiter directement avec les organismes de bassin. Sans doute, comme l’a suggéré le Directeur général de la SOGEM, les solutions pour gagner du temps sont à rechercher du côté de la diversification des bailleurs, des efforts de gouvernance afin de mobiliser aussi des ressources internes. Enfin signalons le conseil donné par M.Jean Michel OSSETE de la Banque Africaine de Développement : il est indispensable que les organismes de bassin se dotent de cellules de veille et de suivi de projets qui prendront le temps de connaitre les programmes et priorités des bailleurs afin de mieux les cibler.

Un mot sur les invités de l’OMVS et de l’OMVG à ce panel, parmi lesquels des responsables de réseaux : Jean Francois Donzier, président du Réseau International des Organismes de Bassin, Ramiro MARTINEZ, Coordinateur du Réseau Méditerranéen des Organismes de Bassin (REMOB) ; des dirigeants d’organismes de bassin qui ont témoigné de leur expérience : M. Marcus AGBEKODO, Directeur Général Adjoint de l’Agence de l’Eau Artois- Picardie ; Mme Judith ENAW, Secrétaire Exécutive de la CICOS; et des représentants d’organismes financiers : outre M. Ossette, M. Thomas VAN GILST de la Banque Européenne d’Investissement. Les hôtes du jour ont exprimé leur satisfaction pour la qualité des échanges lors de cet évènement dont l'organisation a été placée sous la responsabilité de M. Fawzi Bedredine, Coordonnateur régional adjoint du PGIRE et Président du Comité Dakar 2021 de l'OMVS, qui en était aussi le moderateur.

Notons qu’auparavant, dans la matinée, la Coordinatrice régionale du PGIRE avait présenté l’expérience de l’OMVS et ses réalisations spécifiques au Sénégal, dans une session consacrée à la gestion intégrée des ressources en eau.